Les biais cognitifs

 

Les biais cognitifs sont des “erreurs” de jugement systématiques.

Il est possible de les identifier dans nos processus de décision et en particulier dans la manière dont nous percevons le monde, dont nous évaluons les probabilités et les risques, et dans notre appréhension de la causalité.

 

Lorsque nous prenons des décisions, nous sommes victimes de ces biais. Ne vous blâmez pas, la plupart renvoie au fonctionnement même de l’esprit humain :

 

C’est NORMAL.  Comprendre leur fonctionnement permet cependant de limiter leur incidence. 

 

Il y a plusieurs disciplines qui ont étudié  ces biais.

 

La psychologie (sociale ou cognitive en particulier avec les TCC) et les sciences cognitives.

Ces biais sont connus dans le monde de la communication et utilisés dans la publicité ou même la politique (par exemple avec les “Nudges”).

 

Ce que j’utilise en Coaching, c’est justement l’incidence de ces biais dans les stratégies de prise de décision (que ce soit en entreprise ou dans la vie privée) .

Comment construisons nous nos raccourcis de jugement ou de décisions  (les “(H)Euristiques”). Comment les remettre en cause ? A quel moment peut-on faire confiance à notre jugement intuitif, et à quel moment il vaut mieux éviter. 

 

Un exemple?

Les sciences cognitives ont observé que notre esprit, face à une question complexe, a tendance à lui subtiliser une question plus simple à laquelle nous avons déjà la réponse. (voir Kahneman,  Nobel 2002). 

 

Concrètement ?

 

Vous pensez répondre à la question :

 

“Est-ce bien pour moi de m’engager dans  une reconversion professionnelle pour devenir producteur de légumes ?” 

Cette question complexe, fait appel à un grand nombre de paramètres interdépendants que l’esprit humain ne peut pas “techniquement” observer de manière simultanée. 

Le risque est d’inconsciemment vous référer à la réponse à une question plus simple “est-ce que j’aime jardiner?” à laquelle vous avez déjà la réponse.

 

Le tout,  bien entendu,  sans vous en rendre compte...

 

J’imagine qu’il ne vous faudra pas chercher longtemps dans les décisions de votre quotidien pour identifier ce processus. 

 

Un autre exemple ?

 

Vous construisez votre business plan. Mais l’évaluation des risques et des probabilités se construisent à partir de la disponibilité mémorielle des histoires que vous avez entendues… et n’a pas de lien avec les réelles statistiques. 

Peut-être aussi , êtes vous en train de vous raconter des histoires? d'accepter  des causalités que votre esprit en quête de sens et de lien ne peut pas s’empêcher de vous proposer ( la version arroseur-arrosé du storytelling) 

L’oublie du taux de base (combien d’appelés pour combien d’élus), le contentement des informations directement disponibles, le biais de confirmation, les erreurs d’attribution ou simplement l’incapacité à ignorer une information non pertinente sont autant de pièges dans la prise de décision. 

 

Observer vos processus décisionnels pour identifier à quels biais vous êtes sujet peut vous sauver de décisions délétères.